Evangéline

Voila une chanson qui m'évoque tant de chose et de souvenir, ce très loin du métal et du rock des années 70, 80 que j'écoute et que je vénère, pourtant elle vien me chercher au plus profond de moi-même. Je n'ai qu'à fermer les yeux pour sentir la brise froide de la nuit glissant par la fenêtre entre-ouverte de ma voiture qui heurte mon visage alors que je roule sur la 10 Ouest direction montréal. Tout cela vers minuit le soir a la musique des grand slow de rock détante. Pas vraiment besoin d'en dire d'avantage, se serait pas mal inutile, je vais me contenter de l'écouter.

Lyrics:
Les étoiles étaient dans le ciel
Toi dans les bras de Gabriel
Il faisait beau, c'était dimanche
Les cloches allaient bientôt sonner
Et tu allais te marier
Dans ta première robe blanche
L'automne était bien commencé
Les troupeaux étaient tous rentrés
Et parties toutes les sarcelles
Et le soir au son du violon
Les filles et surtout les garçons
T'auraient dit que tu étais belle

Évangéline, Évangéline

Mais les Anglais sont arrivés
Dans l'église ils ont enfermé
Tous les hommes de ton village
Et les femmes ont dû passer
Avec les enfants qui pleuraient
Toute la nuit sur le rivage
Au matin ils ont embarqué
Gabriel sur un grand voilier
Sans un adieu, sans un sourire
Et toute seule sur le quai
Tu as essayé de prier
Mais tu n'avais plus rien à dire

Évangéline, Évangéline

Alors pendant plus de vingt ans
Tu as recherché ton amant
À travers toute l'Amérique
Dans les plaines et les vallons
Chaque vent murmurait son nom
Comme la plus jolie musique
Même si ton c½ur était mort
Ton amour grandissait plus fort
Dans le souvenir et l'absence
Il était toutes tes pensées
Et chaque jour il fleurissait
Dans le grand jardin du silence

Évangéline, Évangéline

Tu vécus dans le seul désir
De soulager et de guérir
Ceux qui souffraient plus que toi-même
Tu appris qu'au bout des chagrins
On trouve toujours un chemin
Qui mène à celui qui nous aime
Ainsi un dimanche matin
Tu entendis dans le lointain
Les carillons de ton village
Et soudain alors tu compris
Que tes épreuves étaient finies
Ainsi que le très long voyage

Évangéline, Évangéline

Devant toi était étendu
Sur un grabat un inconnu
Un vieillard mourant de faiblesse
Dans la lumière du matin
Son visage sembla soudain
Prendre les traits de sa jeunesse
Gabriel mourut dans tes bras
Sur sa bouche tu déposas
Un baiser long comme ta vie
Il faut avoir beaucoup aimé
Pour pouvoir encore trouver
La force de dire merci

Évangéline, Évangéline

Il existe encore aujourd'hui
Des gens qui vivent dans ton pays
Et qui de ton nom se souviennent
Car l'océan parle de toi
Les vents du sud portent ta voix
De la forêt jusqu'à la plaine
Ton nom c'est plus que l'Acadie
Plus que l'espoir d'une patrie
Ton nom dépasse les frontières
Ton nom c'est le nom de tous ceux
Qui malgré qu'ils soient malheureux
Croient en l'amour et qui espèrent

Évangéline, Évangéline
Évangéline, Évangéline

# Posté le mercredi 11 février 2009 20:16

Coeur d'enfant et petit sauvage

Il a quelques temps de cela, j'ai eu une conversion avec une personne que j'apprecie énormément sur nos petits coeurs d'enfant, qui disparaisse en veillisant (hein juju :P) Bref, cette bulle m'a rapeller un livre des plus intéressant que j'ai lu dans mon enfance. Il aurait surment un impact beaucoup plus grand aujourd'hui, maintenant que je suis plus vieux, que j'entre un peu plus a chaque année dans un monde d'adulte mais surtout de responsabilité.

Vous est-il déja arrivé de vous trouver ennuyeux? De trouver votre vie, vos routines, le boulot, le complet, la cravate même l'argent, les comptes, de trouver que tout ceci est des plus emmerdant. Au point tel, que vous vous demandez, qu'est ce que l'enfant que j'étais penserait de ce que je suis devenu. Serait-il fier? fier de mes accomplissements, de mon dur labeur, des mes diplômes ou serait-il plutôt dégouter. Dégouter de voir combien je n'ai respecter en rien l'enfant que j'étais. J'suis vraiment devenu ce qu'il rêvait être. En réalité, dans nos petits coeur d'enfant à cette époque, mise à part notre immense curiosité sur tous ce qui nous entourait et toutes ces folleries incompréhensible d'adulte, notre existance se limitait à de simples question : A quoi vais-je jouer aujourd'hui? Qu'est que maman prépare pour le manger? Pourtant dans cette innocence nous étions heureux et enjouée d'exister. Voila en quelque sorte l'univers de ce livre qui a pousser beaucoup d'adulte a revoir grandement leur vie.

http://cyreal.free.fr/php/profond-lectures-livre-le-petit-sauvage.php

En quelques mots

Un jour, Alexandre Eiffel s'aperçoit avec effroi qu'il est devenu une grande personne, un empaillé de trente-huit ans. Esclave de son agenda, il ne copule plus guère et se prélasse sans honte dans la peau d'un mari domestiqué, indigne du petit garçon rebelle et vivant qu'il fut, celui à qui son papa disait :
- Le Petit Sauvage, tu es un fou !

Alexandre décide de réveiller l'enfant en lui. Il quitte l'épouse qui lui servait de bouillotte, rachète la maison où vécut le Petit Sauvage, part retrouver la Société Secrète des Crusoé et surtout Fanny, son bateau bleu et ses lèvres inoubliables.
Mais les ans ont passé et le retour aux amours enfantines ne pourra se faire que grâce à Manon, la contrôleuse des volcans, qui fait si bien l'amour dans les branches des arbres...

Le Petit Sauvage en renaissance

Alexandre était né pour être le Petit Sauvage et non Monsieur Eiffel. J'aspirais à réintégrer le présent, à retrouver des désirs tout-puissants, le respect de ma personne, des fringales inouïes et la douceur de cette époque où je n'avais pas encore arrêté ces choix qui aujourd'hui me ligotaient. Ah, être plusieurs fois soi-même, se réinventer, se rénover de façon éclatante !

Lecteur :

Moi c'que j'en dis...

Autant le dire tout net : ce bouquin a bouleversé mon existence. Jardin (et sa Manon) ont réveillé ma vie, à une moment où elle s'endormait dangereusement. Comme Alexandre Eiffel, j'ai moi aussi éprouvé le besoin de me recommencer, de remettre un peu d'enfance dans ma vie... J'étais moi aussi devenu "un vieux con", à 26 ans ! Je m'étais perdu, j'étais devenu un être égoïste et assagi, aussi "sinistre et prévisible" que ne l'était le personnage du roman. La relecture de ce livre - et la rencontre d'une Manon - ont agi sur moi comme un détonateur, me permettant de me retrouver, de me rappeler ma vraie nature, de me rapprocher de moi - et de mon entourage.

Coeur d'enfant et petit sauvage

# Posté le mercredi 18 février 2009 21:54